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    Dessin et peinture - vidéo 3168 : Comment peindre facilement une marine ( ciel, mer et plage sablonneuse ) 1/3 ? - acrylique, huile.

     

     

    Cette vidéo fait partie d'une série de 3 vidéos où est expliqué, étape par étape, comment peindre les éléments qui apparaissent inévitablement dans une marine ( ciel, mer et rivage sablonneux ).
     Nous allons donc, dans un premier temps, apprendre à peindre un ciel avec ses nuages, de la même manière suivront les autres vidéos de cette série où vous réaliserez un bord de mer, dans son ensemble.

     

    Dessin et peinture - vidéo 3168 : Comment peindre facilement une marine ( ciel, mer et plage sablonneuse ) 1/3 ? - acrylique, huile.

     

    Dessin et peinture - vidéo 3168 : Comment peindre facilement une marine ( ciel, mer et plage sablonneuse ) 1/3 ? - acrylique, huile.

    Apprendre à peindre ciel et nuages.

     

     Ciel nuageux animé - gif nuage animé

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    Dessin et peinture - vidéo 3167 : Comment peindre une dune de sable ? - huile, acrylique.

     

     

     

    Apprenez à peindre une dune de sable, à l'huile ou à l'acrylique, avec une palette limitée!


    Jaune de cadmium
    Rouge de cadmium
    Rouge cramoisi
    Bleu céruléen
    Bleu outremer
    Terre d'ombre brûlée
    Blanc de titane

     

    Peindre les dunes de sable, par laurentsaintgermain

    Dessin et peinture - vidéo 3167 : Comment peindre une dune de sable ? - huile, acrylique.

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    Dessin et peinture - vidéo 3166 : Comment peindre un oiseau (le martin-pêcheur) 2/2 ? - huile ou acrylique.

     

     

    Dessin et peinture - vidéo 3166 : Comment peindre un oiseau (le martin-pêcheur) 2/2 ? - huile ou acrylique.

    Bonjour à tous !

    Cette vidéo de démonstration vous permettra de voir mon processus de peinture pour la création de ce coloré petit Martin-Pêcheur, que j’ai eu le grand plaisir de peindre pour le magazine Plaisirs de peindre n°78 ! Je voulais d’ailleurs inclure le scanne de la double-page, malheureusement j’étais supposée recevoir le magazine le mois dernier, mais il n’est jamais arrivé. Si jamais il arrive un jour j’éditerai cet article, en attendant la vidéo est là pour vous montrer les étapes de cette peinture à l’huile !

     


    Démo Peinture à l’huile : Martin-Pêcheur

    Après avoir peint ma sous-couche en nuances de bruns à l’acrylique, j’ai commencé à travailler le fond, utilisant pour cela du blanc de titane, du bleu Phtalo (Laque d’alizarine bleue) et du Jaune Sahara. J’aime fabriquer des verts végétaux en mélangeant un bleu froid et un jaune chaud, ou un bleu chaud et un jaune froid ! Mais pour ce tableau, je verrai plus tard que le vert recherché était plutôt olive (bleu chaud + jaune chaud).

    Je rappelle qu’une couleur chaude tend vers le jaune, l’orange, le rouge; et une couleur froide tend vers le bleu, le vert. Un jaune chaud est un jaune orangé comme le jaune Hansa foncé, un jaune froid est un jaune verdâtre comme le jaune citron. Un bleu chaud tend vers le rouge ou le violet comme le bleu Outremer, un bleu froid tend vers le vert comme le bleu turquoide ou comme le bleu Phtalo.

    Plus d’infos sur la température de couleurs dans mon article dédié à la roue chromatique.

     

     

    Pour peindre le Martin-Pêcheur j’ai utilisé le bleu Phtalo additionné d’une touche de jaune Sahara, comme pour le fond mais en proportions différentes bien sûr. Je repère les plumes, j’essaie de bien coller au modèle puisqu’elles sont organisées de manière bien spécifiques avec le rang des tectrices primaires, le rang des rémiges secondaires et celui des rémiges tertiaires. Il ne faut pas poser des plumes n’importe comment car cela nuirait au réalisme du tableau.

    Pour les zones d’orange, attention au choix des couleurs. Si vous prenez un rouge primaire et un jaune primaire vous aurez un très bel orange très vif, mais… Est-il vraiment très naturel ? Dans un environnement extérieur il y a toujours des ombres, des lumières, des reflets qui cassent l’intensité d’une couleur aussi vive soit-elle. C’est pourquoi j’ajoute au mien de quoi le rompre, avec du bleu, du blanc..

    Souvent mes premières couches sont plus foncées et je vais vers des couleurs de plus en plus claires, ce qui crée naturellement une impression de profondeur (je pourrai bien sûr toujours renforcer les ombres ensuite).

    Mon médium est le liquin, mes pinceaux sont variés :

    • Pinceau plat Daler Rowney Long flat SY21 SH System 3 : 1″
    • Pinceau éventail Daler Rowney Fan System 3 série 46 : 8
    • Pinceau plat Dalbe 130P n°16
    • Pinceau plat Raphael Précision 8930 n°8 et n°4
    • Da Vinci Forte synthetics 363 n°8
    • Georgian Sable Rigger n°3

     

    Dessin et peinture - vidéo 3166 : Comment peindre un oiseau (le martin-pêcheur) 2/2 ? - huile ou acrylique.

    Peindre le martin pêcheur, par laurentsaintgermain

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    Dessin et peinture - vidéo 3165 : Comment réaliser un oiseau, le martin-pêcheur (esquisse et croquis) 1/2 ? - crayon et peinture.

     
     

    Peinture à l’huile : Techniques d’esquisses

     

    Aujourd’hui je vous propose trois exemples d’esquisses pour vos peintures à l’huile.

    Parce que chercher ses proportions, ses valeurs et ses couleurs en même temps est quelque chose de très difficile, le croquis permet de se concentrer sur une seule chose à la fois. J’aime commencer par mon croquis (proportions) puis ma sous-couche (valeurs) et enfin ma peinture (couleurs). En segmentant mon procédé, je trouve que j’éprouve moins de difficulté à créer mon tableau.

     

    Technique 1 : Le crayonné

    On peut faire un crayonné au moyen d’un graphite, d’un fusain ou même d’un pastel (celui-ci peut s’avérer utile si l’on a teinté notre toile avec une couleur foncée).

    Quel crayonné choisir ?

    Le graphite a l’avantage de permettre une ligne très fine, et donc de pousser assez loin son croquis si on le souhaite. Lorsque mon sujet est complexe, j’aime dessiner ses détails avant de passer à la peinture. L’inconvénient, c’est que le graphite se gomme mal sur la toile. Vous devrez donc dessiner avec une main très légère, et accepter de ne pas commencer à peindre sur une toile bien propre, sauf bien sûr si vous décalquez votre sujet (petit coquinou que vous êtes).

    Le fusain comme le pastel vous donnera un trait plus épais. Il se prête moins aux détails, mais il est parfait pour les croquis succins, lorsque vous voulez juste repérer l’emplacement de vos sujets, leurs masses principales. Le fusain se gomme bien mieux que le graphite. Le pastel, bof.

    croquis peinture huile

    Croquis au graphite

    Fixer ou ne pas fixer ?

    Dans tous les cas, la peinture à l’huile va avoir pour effet de dissoudre votre crayonné. Certains artistes utilisent cette propriété pour faire disparaître leur croquis (personne n’aime voir des traces de graphite sous une peinture); d’autres préfèrent utiliser un fixatif pour conserver celui-ci. C’est mon cas, car j’aime bien peindre de grandes zones et venir les diviser ensuite grâce à l’esquisse que j’aperçois toujours sous la peinture. Si vous ne fixez pas, alors vous travaillerez plus dans la juxtaposition des touches de peinture pour ne pas perdre bien sûr vos proportions durement obtenues.

    Dans l’exemple n°1 de la vidéo, je fixe mon graphite en teintant ma toile à l’acrylique très diluée. Celle-ci fera une barrière qui empêchera la peinture à l’huile de dissoudre mon oiseau.

    ATTENTION l’acrylique d’études a tendance à perdre son adhérence si elle est trop diluée. La mienne est la Sennelier extra fine, et j’ai pu constater qu’elle tenait très bien malgré la grande quantité d’eau que je lui ai ajoutée. Cependant je précise qu’il est souvent recommandé par mesure de précaution d’éviter les lavis aussi dilués. Que voulez-vous, je suis une petite rebelle.

    sous-couche peinture à l'huile

    Technique 2 : L’esquisse à la peinture

    Si vous débutez, le crayonné est une bonne méthode pour commencer sereinement. Dessiner à la peinture peut être plus stressant car on a moins de contrôle sur son trait.

    La méthode

    Cependant, ce n’est pas bien compliqué. On va simplement diluer sa peinture avec un médium adéquat (si vous faites vos mélanges, alors vous prendrez le plus maigre – dans mon cas, comme  je peins au Liquin tout le long, je prends mon Liquin), charger son pinceau, et en avant pour de nouvelles aventures.

    J’utilise un pinceau plat parce que j’aime bien et que je trouve qu’il retient pas mal de peinture, cela m’évite d’incessants aller-retours de la toile à la palette. Dans l’exemple c’est un n°16 de Dalbe série 130P, mais selon la taille de votre sujet cela peut être tout à fait inadapté.

    Gommer son trait

    Bien sûr votre gomme ne vous sera pas d’une très grande utilité si vous tracez votre croquis à la peinture. Mais un chiffon fera parfaitement l’affaire.

    J’utilise mon chiffon sec pour effacer les traits dont je ne suis pas satisfaite. Cela laisse une marque, je vois toujours mon tracé mais il est plus doux. J’aime bien car cela m’aide à ne plus faire cette erreur. Si vous voulez un rendu vraiment propre, imbibez votre chiffon avec un peu de medium à peindre (pour moi, le Liquin) et vous ne verrez plus votre erreur.

    Technique 3 : Croquis en négatif

    Cette méthode économise de la peinture et offre une expérience amusante qui dédramatise le processus de la peinture à l’huile, souvent intimidant.

    Elle consiste à teinter sa toile à la peinture à l’huile, puis à tracer son esquisse dans la peinture fraîche : Le pinceau ne peut déposer de peinture, mais il va en enlever. On va alors enlever les zones les plus claires pour créer une version aux valeurs ultra simplifiées de son sujet.

    Cette technique est un test que j’avais envie de faire, ce n’est pas très conventionnel mais c’est un moyen de montrer qu’il faut oser suivre ses idées, parce que l’expérimentation est riche d’inspirations et d’apprentissage. Il n’y a pas d’idées stupides, seulement des enseignements à retirer.

    https://i1.wp.com/www.artiste-animalier.com/wp-content/uploads/2020/03/esquisse-peinture-huile-rotated.jpg?ssl=1

     

    Dessin et peinture - vidéo 3165 : Comment réaliser un oiseau, le martin-pêcheur (esquisse et croquis) 1/2 ? - crayon et peinture.

     

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    Le roman du vendredi 53 : "L'art de perdre" de Alice Zeniter (prix Goncourt des lycéens 2017).

     

     

     

    Alice Zeniter, une romancière à découvrir

    « J’aime les personnages qui ont des problèmes d’identité, grands ou petits, ceux qui ne sont pas tout à fait à leur place ; j’aime bien travailler sur les problèmes que ça leur pose ». C’est en ces termes que la romancière et dramaturge Alice Zeniter exprimait ses goûts d’écrivain dans un entretien au Monde en 2015. Deux ans plus tard, elle publie un récit dans lequel elle explore les problèmes d’identité des descendants de harkis, ces Algériens obligés de quitter leur pays à cause de leur proximité avec les Français durant la guerre d’indépendance (1954-1962). Dans L’Art de perdre, roman à paraître le 16 août et que j’ai eu la chance de recevoir en avant-première, elle raconte l’histoire sur trois générations d’une famille algérienne prise dans les tourments de la guerre d’Algérie.

    Le drame des harkis raconté à travers la fiction

    Tout commence avec le grand-père Ali, un paysan kabyle qui s’est enrichi en découvrant un pressoir à olives dans les années trente. Devenu patriarche et chef de son village, il mène une vie confortable au milieu de sa famille et de ses champs. Sa vie bascule avec la guerre d’Algérie : accusé de collaboration avec l’ennemi français par les indépendantistes, il est contraint de quitter précipitamment son pays avec femme et enfants, au milieu de la confusion et de la colère de l’été 1962. Ballottés de camp en camp dans le sud de la France, ils atterrissent dans une cité ouvrière en Normandie. Déchu et déraciné, Ali finit sa vie comme ouvrier dans la France industrielle des Trente glorieuses, élevant tant bien que mal ses dix enfants dans un appartement HLM exigu.

    La deuxième partie est racontée du point de vue de son fils aîné Hamid. Ayant vécu les dix premières années de sa vie en Algérie, il en garde quelques souvenirs, mais c’est dans la France de Pompidou et Giscard qu’il va construire son identité grâce à l’école républicaine. En opposition à son père, il rejette ses racines algériennes, et finit par quitter le foyer familial pour vivre sa vie loin de l’Algérie et de son histoire agitée.

    La dernière partie, qui est aussi à mon sens la plus intéressante, est racontée du point de vue de Naïma, la fille de Hamid. Née à la fin des années quatre-vingts, elle n’a jamais connu l’Algérie et mène à Paris en 2015 la vie d’une jeune femme intellectuelle et indépendante. Employée dans une galerie d’art de la rive gauche, elle se voit chargée d’une rétrospective consacrée à un peintre algérien. Dans un voyage initiatique qui est aussi un retour aux sources, elle part à la découverte de l’Algérie et renoue avec les membres de sa famille restés au pays après l’indépendence.

    Un roman familial

    J’ai beaucoup aimé le livre d’Alice Zeniter, pour deux raisons. La première est qu’il raconte l’Histoire à travers le récit intime et personnel d’une famille. J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire sur ce blog : ce n’est pas dans les livres d’Histoire que j’ai découvert le Second Empire, mais en lisant la saga des Rougon-Macquart sous la plume de Zola. La fiction en général, et le roman familial en particulier, constituent un moyen puissant et évocateur pour donner un sens aux événements historiques, bien plus que les manuels et ouvrages écrits par des historiens. Ici, c’est le drame de la guerre d’Algérie et de ses rapatriés qui défile sous nos yeux. Il est courant d’entendre des mots comme “blessures encore vives”, “déchirement” et “douloureux” à propos de cette période. Mais qu’est-ce que cela signifie réellement ? En quoi la guerre d’Algérie est-elle un épisode douloureux de l’Histoire de France ? Malgré ses conventions et son caractère artificiel, la fiction littéraire est sans doute le meilleur moyen de donner un sens à ces expressions. Dans un roman comme L’Art de perdre, elle ne se contente pas de raconter cette période sombre. Elle nous la fait sentir sur un plan émotionnel à travers les destins individuels d’Ali ou de Hamid, dont nous partageons l’horreur, la colère ou la tristesse au fil des pages.

    Une réflexion sur l’identité

    La deuxième raison tient au point de départ de ce roman : réflexion sur le thème de l’identité, l’Art de perdre tire son titre d’une villanelle* éponyme d’Elizabeth Bishop, dans laquelle la poétesse américaine nous apprend à vivre avec le deuil. Dans le roman, la perte de l’Algérie est ressentie de manière différente selon les générations : Ali a vécu le déracinement dans le silence et l’hébétude, sans comprendre ce qui lui arrivait ; Hamid sur le mode de la révolte, rejetant un pays qu’il n’a jamais véritablement connu ; Naïma, elle, est dans la réconciliation et l’apaisement. En renouant avec ce pays fantasmé et lointain, elle accepte les contradictions de sa double identité, celle d’une jeune femme aux origines algériennes, mais dont la vie appartient désormais à la France.

     

    Alice Zeniter [1986...], par l'équipe Ecrivains africains d'expression française. Des voix venues d'Ailleurs

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