Dessin et peinture - vidéo 3075 : Comment peindre naufrage ou épave ? - toutes les techniques.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dessin et peinture - vidéo 3075 : Comment peindre naufrage ou épave ? - toutes les techniques.

 

"Même si, dans l’air du temps, je ressens avec bonheur cette sensibilisation vertueuse

qui consiste à protéger la nature des souillures engendrées par l’homme.

Il reste encore, les cimetières de bateaux, ces lieux de fin de vie,

témoins oubliés du temps qui passe.

Ballotés par le flot des marées qui les déshabillent, sans pudeur, jusqu’au squelette.

Immobiles, ancrés dans la vase, ils résistent et sont là jusqu’aux dernières empreintes."
 

Un lieu qui ne laisse pas indifférent,

c’est très émouvant de circuler au milieu de ces carcasses fantomatiques.

Je suis seul et porté par mon imaginaire, j’essaie de réinventer le parcours de ces courageuses embarcations

et de leur équipage.

 Le matériel

- feuille de papier arches aquarelle  grain fin 26 X 36 cm tendue sur contreplaqué ou bloc collé 4 côtés.
- pinceau Raphaël 8404, 8402 n°6 et n°3
- porte mines HB
- gomme
- gomme crêpe
- pinceau usagé
- porte-plume
- Gomme à masquer : drawing-gum
- papier essuie tout
- papier autocollant
- 2 récipients d'eau

  

 

Étape 1 : Dessin et drawing-gum (gomme pour masquer l'emplacement du blanc).


Étape 2 : Technique


Je vous fais voir ici pour effectuer la pose du drawing-gum (DG). Pour les traits fins, un porte-plume,

toujours du côté d'où vient la lumière.

En fait je laisse toujours le trait de crayon sans DG, il sera dans l’ombre.


Pour les surfaces plus grandes, un vieux pinceau d’écolier, ainsi je n’abime pas mon papier,

vous voyez aussi un récipient d’eau dans lequel je trempe le pinceau très souvent en alternance, 

sans attendre que le DG ne durcisse , ainsi je sauve le pinceau et le rince à la fin de l’opération.

 

 

Étape 3 : La mer et le lointain


Après avoir retourné le sens de ma feuille pour plus de précision et humecté toute la partie haute de celle-ci, 

je pose en premier, un lavis pour la mer et le fond composé de bleu de cobalt, d'une touche de rose opéra

et de bleu winsor nuance vert.


Je commence par le bas, en diminuant la saturation vers le haut.


Dans l’humide, je glisse une touche de terre d’ombre brûlée côté gauche au pied de l’épave

et une touche de terre de sienne naturelle à droite.



 

Étape 4 : Le lointain

 
Avec le même mélange que le ciel violacé, dont je ne me suis pas séparé, je reviens créer le lointain,

j’ajoute dans l’humide une touche de bleu d’indantrhène et de jaune citron.


 

Étape 5 : Les arbres du fond


J'’humecte l’ensemble de la zone de droite et je pose un lavis d’or vert de jaune citron,

puis dans l’humide par touche un lavis composé de 3 couleurs gris de payne, terre de sienne naturelle et touche d’indigo.



 

Étape 6 : Ondulations sur la mer

 
Avec le bleu du ciel plus un peu de bleu d’indantrhène, je pratique des touches,

en estompant les bord à l’eau clair, pour former ces ondulations du premier plan.



 

Étape 7 : Retrait du drawing-gum sur l’épave (gomme crêpe)


  je note tout de même la tendance très légère, à bleuir le papier,

par contre il s’enlève parfaitement.



 

Étape 8 : l’épave côté gauche et la plage

 
Je commence par la proue en posant un lavis d’or vert, dans lequel j’ajoute du sépia.


Ensuite je fais la même chose sur l’ossature de bois restante, à l’or vert j’ajoute du vert de mai par touches,

de l’orange transparent, de la garance brune puis du violet de cobalt foncé.


Je fais attention de ne pas trop foncer la zone pour ne pas perdre la mousse verte qui donne la lumière.


Tout en continuant j’ai dû poser une touche de bleu outremer

puis j’ai continué la plage avec un lavis de terre de sienne naturelle,

des touches dans l’humide de violet de cobalt foncé et pour simuler des algues, du vert de vessie.



 

Étape 9 : Lavis lumineux

 
Je profite du lavis terre de sienne naturelle violacé pour faire un premier lavis clair sur l’ossature bois,

ce sera ma lumière.



 

Étape 10 : Lames de bois

 
À l’aide d’un pinceau plus fin chargé d’un mélange de sépia et d’indigo,

je commence à délimiter sans trop de précision les lames de bois.



 

Étape 11 : Frottis pour la mousse

 
Je reprends cette fois avec mon pinceau n°6 essoré une charge plus pâteuse de vert de mai

et d’orange pour réaliser un frottis.

La réussite de celui-ci se fait par le peu d’eau sur le pinceau

et son passage presque à plat sur le papier.



 

Étape 12 : Glacis plus foncé

 
Je fabrique à nouveau le mélange d’indigo et de sépia avec des touches de violet

pour réaliser un glacis sur la proue et les membrures qui sont au sol côté droit de l’épave,

en faisant bien attention de laisser la lumière de mon premier lavis par endroit

pour former les membrures.



 

Étape 13 : Ombre au sol

 
A l’aide d’un violet, je réalise l’ombre.



 

Étape 14 : Drawing-gum et cailloux

 
Après avoir ôté l’intégralité du drawing-gum sur mon aquarelle.


Avec un pinceau synthétique j’ouvre de nouveaux blancs par places.


Pour faire un caillou : un peu de terre de sienne naturelle côté lumière sans trop d’eau

puis de suite un sépia pour monter la gamme

  et un mélange d’indigo et de sépia pour le côté foncé,

enfin j’ai préparé un violet avec du bleu de cobalt et du rose permanent

et sans attendre je le pose au bord du côté le plus sombre pour qu’il se mélange,

pour obtenir l’ombre violette.



 

Étape 15 : Poulie rouillée


Une touche d’orange transparent suivie d’une touche de garance brune.



 

Étape 16 : Frottis d' orange

 
Idem que pour l’étape 11.



 

Étape 17 : Bateaux de l'arrière plan


Un léger indigo suivit d’un trait plus fort au niveau de l’eau.

Puis si nécessaire quelques ondulations sur l’eau surtout au premier plan.


 

Étape 18 : L’épave

 
A combien de marées, résistera t-elle ?