•  Comment peindre ce paysage d'hiver, en utilisant seulement trois couleurs de base:  bleu Pthalo, Rouge indien et Alizarin Crimson.? 

    Fournitures:

    papier d'aquarelle, divers pinceaux (vous pouvez utiliser ce que vous avez), morceau de carte de crédit, beaucoup d'eau, serviette en papier

     

    7 Paysages

     
    Technique humide Commencer à peindre Paysages
    Matériel Ciels Ombres et lumières
    Couleur Mer et eau Astuces diverses


    Les paysages sont LES sujets de prédilection des aquarellistes.

     Souvent présentés en format horizontal, le cadrage vertical s'y prête également très bien.


    Paysage rural


    Paysage urbain


    Paysage marin

    Le principe de base du paysage est de regrouper sur la feuille tout ce que la vision de l'œil permet, des éléments éloignés en passant par les plans intermédiaires jusqu'aux premiers plans.

    Evidemment tous ces éléments ne peuvent se peindre de la même façon, et suivent des règles qui mettront en valeur votre peinture.

    Mais avant toute chose il s'agit de bien identifier le sujet, abordons donc la composition et le cadrage.


    Composition et cadrage

    Le sujet du paysage est infinie, une marine, un paysage urbain ou rural, la première chose à appréhender est de savoir ce qui vous plait dans le sujet à peindre. Prenez le temps d'examiner  et notez ce qui vous intéresse et vous inspire, les couleurs, un éléments principal, la perspective, les ombres, la lumière etc… puis réfléchissez sur la composition de votre paysage. En effet il existe une multitude de cadrages possibles mettant plus où moins en valeur la répartition des masses et des centres d'intérêts. Pour vous aider il est très simple de se fabriquer un viseur en carton qui permet  de contempler le paysage au travers de son ouverture. Le but étant de répartir de façon équilibrée les différents éléments composant votre tableau.


    Viseur

    Les possibilités de composition sont immenses… voici quelques exemples parmi les plus fréquents:

     
    Elliptique                                                    Composition en L

     
    Composition en triangle                              Composition en diagonale



    Composition en S où Z



    Comment disposer le sujet dans l'aquarelle ? Vous devez choisir l'élément qui constituera le centre d'intérêt.


     

    Conseil : évitez la disposition symétrique qui est très monotone et la dissymétrie qui déséquilibre.


    Pour cela la théorie de Platon sur le nombre d'or est un précieux secours (multipliez la mesure du côté d'un rectangle par 1,618 vous donnera le nombre d'or de ce côté). Sans entrer dans l'explication de ce principe, cette règle consiste à déterminer le point d'équilibre idéale du tableau.


    Nombre d'or

    D'une manière générale, un grand nombre d'aquarelliste divise leur feuille suivant un quadrillage approximatif du 1/3 afin de pourvoir positionner rapidement le/les centres d'intérêts, c'est ce que l'on appelle la règle des tiers.

     
    règle des tiers                                           chalutier au point fort, 2/3 ciel et 1/3 mer


    L'arrière plan

    C'est l'élément le plus éloigné, le fond  ou même juste le ciel. Les couleurs froides donnant l'illusion d'éloignement, privilégiez les tonalités froides et bleutés pour simuler l'arrière plan et renforcer la profondeur. D'une manière générale il est important de partir de couleurs légères, douces et froides, que l'on contrastent et accentuent progressivement au fur et à mesure que l'on se rapproche. Les éléments éloignés, c'est-à-dire les détails de l'environnement, sont également moins perceptibles dans le lointain qu'au premier plan. Si vous conjuguez ces deux éléments dans vos aquarelles, la profondeur s'en trouvera nettement accentuée.




    Le second plan (intermédiaire)

    L'enchaînement de plusieurs plans rend très réaliste la notion de profondeur, c'est l'étagement des ces différends plans qui donne l'illusion de la troisième dimension. La tonalité intervient beaucoup à ce stade pour renforcer la notion de profondeur, partez de couleurs légères et froides puis  renforcer les contrastes et réchauffez légèrement les couleurs pour donner plus de présence et amplifier le phénomène de perspective.  Dans le même temps vous pouvez accentuer et contraster les détails en fonction de leur rapprochement. L'alternement des plans est donc déterminée par leur intensité, leur forme et le choix des couleurs.




    Le premier plan

    Sert à amplifier les effets de profondeur, intéressant pour donner au tableau des éléments indiquant une échelle de proportion au spectateur. Cet aspect de proportion renforce également la distance entre les différents plans.  Ce plan qui est le plus proche de l'observateur présente les couleurs les plus contrastées, chaudes  ainsi que des détails de plus en plus précis.

     

    L'agencement de tous ces éléments permettra de construire une aquarelle à la lecture aisée facilement identifiable par le spectateur. Pour vous aider dans l'élaboration et la construction d'une aquarelle, faites un petit croquis au crayon noir en indiquant uniquement les nuances de tonalités (les montagnes au lointain sont-elles plus claires que les montagnes proches ? l'arbre au premier est-il beaucoup plus sombre que les sapins sur la montagne ? etc…), il vous restera à reporter ces valeurs de tonalités en peignant l'aquarelle.




    La perspective

    La superposition de plans ne suffit à elle seule pour donner l'illusion de la profondeur. La perspective amplifie le phénomène et est à prendre en considération dans les paysages.



    Abordons très succinctement cette notion essentielle qui est constituée par deux points clés.

    La ligne d'horizon : en aquarelle la ligne d'horizon se situe à la hauteur des yeux.




    Le point de fuite
     : situé sur la ligne d'horizon, est le point de rencontre des lignes de fuite.




    Exemple de convergence des lignes de fuite.


    Arbres et route

    Il peut y avoir plusieurs points de fuiteleur nombre dépend du nombre de face que l'on voit :


    2 points de fuite


    3 points de fuite


    Pas à pas montagne

    Petit pas à pas rapide avec la technique de l'inondation partielle et un contraste chaud/froid


    Mouillez le ciel à l'eau claire et la partie gauche de la montagne , attendez que le papier absorbe l'eau puis posez des couleurs pâmes du ciel avec du bleu céruléum et bleu de cobalt.


    Renforcez les tonalités avec un pinceau peu chargé en eau dès que la papier commence un peu à sécher, avec du cobalt + rose, cobalt + sienne brûlée pour les nuages et outremer + rose pour les parties foncées.

    Travaillez avec un geste spontané et laissez l'eau faire le travail.


    Mouillez le premier plan et posez des couleurs douces en dégradé, jaune, sienne brûlée et un violet cobalt + rose, quand cela devient mât vous pouvez faire quelques retraits avec un petit pinceau à poils durs en synthétique..

    Cette partie aux couleurs chaudes rapprochera le plan et contrastera avec la tonalité générale bleu/violet.

    Quand le ciel devient mât, suggérez quelques montagnes au loin avec des tonalités froides.

    Séchez.


    Avec la technique de l'inondation partielle nous allons dessinez les montagnes.

     Mouillez avec un jus légèrement teinté le relief, n'hésitez pas à travaillez avec beaucoup d'eau afin de pouvoir rectifier en permanence les teintes des rochers. Couleurs froides : céruléum + rose, cobalt + rose, céruléum + rose pour foncer.

    Travaillez de haut en bas en penchant légèrement la feuille.


    Continuez avec les ombres portées des montagnes que nous allons contraster pour rendre plus lumineuse les parties blanches et rajouter de l'impact. En contournant le premier-plan.

    Utilisez des couleurs de plus en plus brutes et pâteuses pour indiquer des formes dans l'ombre.

    Cobalt + rose, outremer + rose, outremer + sienne brûlée pour le très foncé.


    Terminez par la partie gauche de la montagne en contournant des personnages en négatifs et en suggérant des nuages qui passent devant la montagne.


    Peignez succinctement et pas trop détaillé quelques randonneurs pour indiquer une échelle à l'ensemble et une notion de perspective.


    Variante pas à pas montagne

    Sur le même sujet voici une variante qui dégage une ambiance totalement différente, les parties qui étaient foncées sont laissées claires et inversement. N'hésitez pas à peindre un sujet de différentes manières pour juger de l'atmosphère et de l'effet rendu, cela vous aidera à interpréter et imaginer.


    Mouillez à l'eau claire le ciel, attendez que le papier absorbe l'eau puis posez les nuages avec un pinceau peu chargé de pigments, laissez le ciel derrière les montagnes lumineux pour créer un contraste et amorcez un nuage qui passe devant la montagne sur la partie gauche.

    Céruléum, cobalt pour le ciel, céruléum et cobalt + sienne brûlée pour les nuages.


    Quand le papier devient mât vous pouvez renforcer les couleurs en travaillant très rapidement et avec très peu d'eau, terminez en suggérant une découpe de montagne éloignée dans des tons froids.

    Séchez.


    Pour faire ressortir l'idée d'un contre-jour nous allons peindre les montagnes en sombre.

    Mouillez auparavant à l'eau claire puis posez des pigments sombres sur le haut des montagnes qui vont se dégradés et laissez apparaître le brume.

    Tester vos pigments pour que la propagation ne soit pas trop grande et que la brume garde la clarté du blanc du papier.

    Quand le papier devient mât, donnez l'illusion de quelques rochers qui conserveront un caractère flou.

    Séchez puis peignez le premier plan dans des couleurs plus foncés pour rajouter un plan et introduire de la profondeur puis dessinez un alpiniste donnant l'échelle de l'aquarelle, outremer, rose, sienne brûlée.


    Peignez les montagnes les plus claires avec une légère teinte tirant sur le rose.


    Vous pouvez remouillez la montagne et ajuster les tonalités et les couleurs, voir même suggérez quelques nuages par retrait sur le côté droit de la montagne principale.

    L'aquarelle terminée est le même sujet que le précédent pas à pas interprété en négatif, l'ambiance n'est plus du tout la même.
    Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •   

    6 Mer et eau

     
    Technique humide Commencer à peindre Paysages
    Matériel Ciels Ombres et lumières
    Couleur Mer et eau Astuces diverses




    Un des sujets de prédilection des aquarellistes, des possibilités infinies s'offrent à la peinture marine.

    L'aquarelle se prête admirablement à son exécution par ses possibilités de transparence, flous, contraste, spontanéité.


     

    Cependant c'est un exercice complexe et difficile pour parvenir à restituer avec précision la large panoplie et diversité des vagues.




     

    Les tonalités

    Des tonalités bien étudiés sont la garantie d'une bonne représentation d'une mer en mouvement. Tout le relief est donné par la différence de tonalité entre les parties lumineuses et sombres présentent à la surface de l'eau, ainsi que par leur caractère vaporeux où net.

     

    Il convient donc de bien étudier ces différences de lumière avant de commencer une marine, voire de faire un petit croquis de tonalité au crayon comme support d'aide.


     Les contrastes

    L'effet de profondeur se fait par des oppositions claires et sombres.

    En règle générale partir de l'horizon avec des pigments légers puis renforcer les contrastes progressivement vers le premier plan, tout en variant les intensités en fonction des vagues et de l'écume.





    La réserve

    Le blanc est un point clé de réussite des marines.

    Différentes solutions sont envisageables :

    Le drawing-gum permet de réserver au préalable les rehauts de lumière, et quelques projections à la brosse à dents pour simuler les éclaboussures. Mais la contrepartie est une représentation pas très naturelle et figée.

    Certains aquarellistes rajoutent à la fin de la gouache blanche pour les projections et l'écume. Cette technique mixte s'éloigne un peu de l'aquarelle traditionnelle et le blanc posé sur du foncé paraîtra grisé.

    L'utilisation du cutter permet également de rajouter des projections et embruns à condition de vouloir martyriser son papier, à utiliser avec parcimonie.

     

    L'idéale est que le blancs soit la teinte du papier.

    C'est la solution la plus délicate à gérer car cela suggère de mouiller partiellement le papier et demande une concentration de tous les instants, mais le résultant est d'un naturel inégalable permettant de jouer sur la transparence et les contrastes.

     

    Voici un petit pas à pas rapide.



    Laisser vierge des blancs sur le papier et posez en premier les couleurs claires, céruléum, cobalt, vert émeraude.

    L'horizon est laissée plus léger pour suggérer la profondeur.



    Transparence et contraste, la gestuelle donne le mouvement aux vagues.

    Complétez avec des pigments brutes en donnant le sens aux vagues, vert + cobalt, vert + outremer + un peu de gris de payne pour le très foncé. Travaillez la feuille bien inclinée pour que les pigments n'obscurcissent pas la crête des vagues.


    Quelques coups de cutter pour terminer.

     

    Cette technique difficile apporte de grands moments de satisfaction une fois que l'on parvient à la maîtriser.



    La gestuelle

    La gestuelle permet de peindre de manière spontanée le mouvement des vagues qui animent la surface de l'eau.

    Une bonne maîtrise de la gestuelle et des pigments plus où moins denses permet de donner une grande force à la mer et de construire l'architecture  et l'animation des vagues.



    Les reflets

    Nets sur une surface calme et proche ou flous, les reflets apportent du mouvement à la surface de l'eau.

    En règle générale ces reflets seront plus nets et marqués au premier plan.

    Pour introduire de la profondeur dans les reflets il suffit de varier les tonalités.

    Conseil : pour rendre des zones encore plus lumineuse, n'hésitez surtout pas à contraster davantage près des parties claires.


     





    Les embruns

    Les embruns donne une ambiance vaporeuse superbe dans les aquarelles marines.

    Il est possible de les réaliser :

    Soit en posant des pigments bruts dans le mouillé mât afin de conserver des parties blanches bien lumineuses,

    Soit en faisant des retraits avec un pinceau synthétique à poils durs où avec une éponge.

    L'expérience et l'entraînement permettra de maîtriser correctement cette subtilité difficile. 







     

    Pas à pas marine



    Mouillez le ciel à l'eau claire et posez bleu céruléum, violet (cobalt + rose), sienne brûlée pour l'éclairage lumineux central. Veillez à tester vos pigments sur le papier pour juger de la propagation, pigments à poser avec peu d'eau, travail rapide et spontané sans oublier de laisser des blancs dans le ciel.


     

    Quand le papier devient mât, peignez la mer avec du bleu cassé avec de la sienne brûlée.

    Mouillez à l'eau claire les ombres des embruns des vagues qui explosent et posez des tons violets très légers avec peu d'eau sur le pinceau. Terminez en peignant une partie de mer au milieu des remous en faisant un dégradé de bleu outremer + sienne brûlée vers céruléum + vert émeraude.


    Mouillez la vagues centrale à l'eau claire en laissant du blanc sur la partie supérieure, attendez que le papier absorbe l'eau, puis posez les couleurs claires (vert émeraude, céruléum, cobalt) avec une gestuelle pour modeler la vague, puis ombrer la partie supérieure pour faire ressortir le blanc. Terminez en suggérant quelques remous au pied de la vague.


     

    Renforcez les ombres des embruns lorsque le papier devient mât avec du pigment et très peu d'eau et faites quelques retraits sur le haut des vagues pour indiquer le vent avec un petit pinceau acrylique.

    Puis peignez quelques rochers avec sienne brûlée, outremer, rose permanent en laissant des parties blanches pour l'écoulement de l'eau.


    Mouillez les remous à l'eau claire, attendez que le papier absorbe, puis posez des couleurs douces et légères, vert émeraude, céruléum en variant les tonalités.


    Terminez en posant un petit rocher et procédez à quelques grattages au cutter pour rajouter quelques projections.

    http://www.marichalar.fr/ 

    Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  •  

    5 Ciels

     
    Technique humide Commencer à peindre Paysages
    Matériel Ciels Ombres et lumières
    Couleur Mer et eau Astuces diverses




    La technique de l'aquarelle se prête à merveille dans la représentation de ciels, depuis les ciels brumeux jusqu'aux ciels chargés de nuages. Certains sont plus délicat à peindre mais tous permettent de donner l'ambiance et l'atmosphère d'une aquarelle.



    Une bonne observation du ciel permet de noter toutes les subtilités qu'il dégage et de comprendre les grandes lignes : nuages plus petits et étroits sur l'horizon, les nuages proches ont des couleurs plus intenses, le ciel est plus foncé au zénith et transparent à l'horizon en raison de la perturbation atmosphérique, et la palette de couleur infinie.



    Le ciel ne prend toute sa dimension qu'avec des éléments donnant une échelle du tableau, rajoutez toujours une base (terre, mer…) qui lui donnera toute sa dimension.





    Ciel sans nuage

    Est le ciel le plus simple à peindre, la technique consiste à faire un dégradé, du haut en bas de la feuille, en posant des bandes horizontales de pigments.de différentes intensités pour suggérer les dégradés. Le travail dans le mouillé est la meilleure solution pour parvenir à un résultat lumineux et doux.


    mouillez la feuille et attendez que le papier absorbe un peu


    posez des bandes céruléum horizontales en partant du haut


    posez des bandes cobalt horizontales en partant du haut


    Laissez les couleurs fusionner

    Ciel chaud (bleu/jaune)

    Il est tout à fait possible de peindre un ciel aux couleurs très chaudes avec une base de jaune/ocre jaune, sans que cela ne tire au vert comme nous l'avons vu dans la théorie des couleurs.

    La solution réside encore une fois dans la technique humide, passer un premier jus de sienne naturelle par exemple sur la papier mouillé au préalable, puis rapidement poser les couleurs bleus du ciel sans frotter.  La différence des pigments lourds et légers permettent que le ciel ne vire pas au vert et que les pigments les plus lourds s'agglutinent et se déposent dans le jaune.


    Posez de la terre de sienne naturelle ou ocre jaune


    Posez du bleu de cobalt avec un pinceau peu chargé en eau, travaillez en une touche sans frotter


    Continuer plus doux et fin vers l'horizon pour la profondeur et n'y revenez surtout pas


    Meublez le paysage qui donne l'échelle




    Ciel avec pluie

    Beaucoup d'impact et d'atmosphère, la méthode humide est la seule appropriée pour suggérer la pluie.

    Quelques pigments avec un peu plus d'eau feront migrer les pigments en suggérant la pluie, vous pouvez accentuer l'orientation en penchant votre feuille suivant un angle donné.





     
    Ciel avec nuages

    Ambiance de tempête où ciels colorés, exigent de travailler dans le mouillé avec promptitude. La technique consiste à exécuter le travail rapidement avec des pigments plus ou moins intenses dans l'humide. C'est une technique délicate a contrôler mais très enrichissante et surprenante qui permet de bien connaître le dosage de l'eau et des pigments sur le pinceau, car encore une fois c'est l'humidité du papier qui se charge de faire le travail.



    Vous pouvez laisser des blancs dans le ciel à l'étape du mouillage du papier



    On pose ses pigments rapidement et on regarde le résultat dans le mouillé du papier.

    Conseil : travaillez très spontanément et rapidement avec des pigments bruts et admirez le travail de l'eau sans y revenir même si le papier est encore humide (sinon risque d'auréoles).


    Pas à pas ciel orageux et pluie


    Mouillez la feuille tout en conservant des espaces blancs dans le ciel et les étangs.

    Posez céruléum et bleu de cobalt


    Contrastez les nuages avec du pigment brut et laissez l'eau faire migrer les pigments.

    Outremer cassé avec de la sienne brûlée

    Violet : outremer + alizarine + sienne brûlée


    Commencez à peindre les montagnes dans le lointain avec un pinceau peu chargé en eau puis dégradez le paysage en renforçant les couleurs au premier plan et en contournant les étangs.

    Vert + sienne brûlée, cobalt, cobalt + sienne brûlée


    Le papier est devenu mât.

    Posez la végétation avec du pigment pâteux, vert + sienne brûlée, vert + outremer, sienne brûlée + outremer pour le très foncé.

    Séchez.


    Remouillez à partir des montagnes à l'eau claire et réajustez les tonalités et la végétation.

    Suggérez de la profondeur dans les étangs, renforcez le contraste de la végétation, quelques projections au premier plan et un retrait à gauche quand le papier est mât pour indiquer un chemin.


    Pas à pas couché de soleil en contre-jour


    Mouillez toute la feuille à l'eau claire et posez en premier les couleurs lumineuses du ciel : jaune, jaune indien.


    N'attendez pas que le papier devienne mât, attaquez les nuages avec du pigment brut et peu d'eau sur le pinceau.

    Travaillez rapidement et spontanément en testant au préalable sur le papier pour juger de la propagation des pigments et du bon moment pour les appliquer.

    Sienne brûlée pour les nuages lumineux, outremer + alizarine + soupçon de sienne brûlée pour les gros nuages sombres.


    Suggérez la ligne d'horizon avec outremer + alizarine + sienne brûlée.

    Posez les arbres en contre-jour avec du pigments pâteux.


    Continuez les arbres, les troncs sont peints avec un gulliver et du pigments pâteux.

    Renforcez les reflets sur l'eau avec du jaune indien, sienne brûlée et suggérez le reflets des arbres à l'aplomb avec un trait vertical.

    Quand le papier est mât vous pouvez faire quelques retraits.

    Laissez sécher.


    Revenez à la brosse sèche pour détacher le haut des arbres.


    Meublez le premier plan avec la technique de l'inondation partielle, c'est-à-dire en mouillant uniquement avec une eau teintée de sienne brûlée ce que vous voulez peindre. Vous pouvez ainsi adapter l'intensité des couleurs en laissant tomber les pigments dans ce filet d'eau, terminez lorsque cela devient mât par des pigments pâteux pour renforcer le contraste.

    Démonstration d'un ciel nocturne étoilé.

    Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire
  • 4 Commencer à peindre

     
    Technique humide Commencer à peindre Paysages
    Matériel Ciels Ombres et lumières
    Couleur Mer et eau Astuces diverses


    On ne pose pas n'importe comment ses couleurs, le cycle de l'eau comporte une durée et des stades différents en fonction de l'évaporation de l'eau du support jusqu'au séchage complet

    Nous allons nous limiter aux trois principaux, la pratique et l'expérience vous permettra de juger et d'apprivoiser tous les autres.


     

     

    Fond très humide (surface miroir)
    fond très humide 

    Premier stade présent une fois le papier imbibé d'eau, c'est le moment idéal pour peindre les parties lumineuses et transparentes qui présenteront des fusions de couleurs très douces. Les pigments posés à ce moment donneront l'ambiance harmonique générale de l'aquarelle.

     

    Conseil : Vous pouvez peindre avec un gros pinceau bien chargé de pigment (plus que nécessaire), car la couleur s'éclaircira une première fois au contact de l'eau sur le papier puis une seconde fois au séchage.

    La quantité d'eau présente sur le papier crée un fondu important avec une belle propagation.


     

    fondu important avec une belle propagation


    Pour renforcer les couleurs, peignez avec des pigments plus bruts sur le pinceau.


     


    pigments bruts


     

     

    Fond semi humide (surface brillante)

    Cette étape intervient lorsque le papier à commencé à sécher. A ce stade vous pouvez renforcez davantage les couleurs du premier jet, en appliquant des pigments de plus en plus bruts avec un pinceau peu chargé d'eau. Cela permet de faire des fondus plus denses et plus précis car limité, voire de suggérer quelques formes dans le flou.


    fondus plus denses


    fondus plus précis


    Fond humide mât (surface mâte)

    Les couleurs se diffusent peu sur le papier qui est devenu mât. C'est le moment de renforcez les couleurs et contrastes en posant des pigments très buts avec un pinceau très peu chargé d'eau sinon risque d'auréoles.

    C'est un moment délicat car il faut intervenir au bon moment .


     


    fond mât renforcez les couleurs et contrastes



    Rajoutez des détails une fois à sec…


    la jetée et le phare de Capbreton


    Conseils importants

    Jauger le degré d'humidité du papier

     

    Avant de poser vos pigments, testez la couleur et juger de la quantité d'eau sur votre pinceau sur un bout de papier sec, puis faites un essai sur votre aquarelle pour juger de la diffusion dans votre aquarelle. Le doigt où la main sont également des outils précieux pour juger ce degré d'humidité.


     

     
    testez la couleur sur un papier sec


    bout de papier sec


    diffusion dans votre aquarelle


    la main est un outils précieux


     
     
    L'intensité des pigments

    les couleurs s'estompent une première fois dans l'humide, puis une seconde fois au séchage. N'ayez pas peur de renforcer vos couleurs dans le mouillé au-delà du raisonnable. Si les couleurs vous semble trop fades, séchez complètement votre feuille, puis renouvelez l'opération.

     
    sienne brûlée avant/après

     
    gris de payne + jaune auréoline avant/après


    Les pigments

    les pigments présentent des réactions différentes au contact de l'eau.

     Les pigments lourds sédimentent (outremer, cobalt, céruléum, sienne naturelle et brûlée, les terres…)


     

    pigments (avant/après)


     

    Les pigments légers sont sensibles et se propagent davantage en raison de leur pouvoir teintant (alizarine, rose, auréoline, vert phtalo…)

     
    migration pigments légers (avant/après)

    A cela s'ajoutent la fragmentation entre les différends pigments.

     

    fragmentation céruléum + magenta (avant/après)


     

    La préparation des couleurs

    Diluées

    Dilution élevée et consistance liquide.

    Les couleurs diluées sont très douces et transparentes, on les obtient en les préparant avec beaucoup d'eau.

    Elles s'utilisent surtout dans la première phase très humide car elles se propagent dans le mouillé.


    préparation liquide sur palette

    Crémeuses

    Dilution moyenne et consistance crémeuse.

    Les couleurs crémeuses sont mélangées avec une petite quantité d'eau, elle doivent permettre une bonne charge du pinceau pour dessiner dans l'humide.



    crémeuses

    Pâteuses

    Dilution très faible et consistance pâteuse.

    Les couleurs pâteuses sont équivalentes à celles sortie du tube, si vous utilisez des godets, humidifiez les compartiments avec une goutte d'eau.

    L'effet dans le mouillé est donné par la gestuelle du pinceau car les pigments pâteux restent sur place.

     
    pinceau et pigment brut
     
     
    Un autre exemple en vidéo:
    Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires